Marie-Sophie Obama – « Quels que soient son statut et ses centres d’intérêt, on peut gagner ! »

La présidente déléguée du club de basket lyonnais « Lyon ASVEL Féminin », présidé par son ami d’enfance, Tony Parker, ne manque pas de ressources. À 36 ans, Marie-Sophie Obama semble ne jamais s’arrêter. Après une carrière de basketteuse professionnelle, elle est devenue successivement assistante d’un agent sportif et agent immobilier indépendant avant d’occuper son poste actuel. Optimiste invétérée, elle bouillonne d’idées. Dernière en date : un festival, qui se tiendra en septembre prochain à Lyon, autour de la place de la femme dans la société. On ne le dira pas trop fort, mais on envie quand même un peu sa détermination, son énergie et ses projets… Marie-Sophie Obama a fait une petite place aux Elles du Groupe BPCE dans son agenda. On vous raconte.

 

Parlez-nous de cet évènement organisé en septembre 2018 …

On parle souvent des inégalités entre les femmes et les hommes, mais en définitive, il y a peu d’initiatives positives qui permettent de mettre en lumière le rôle de la femme dans la société. Ce festival a vocation à célébrer la femme sous toutes ses formes – dans les milieux sportif, artistique, culturel, économique, scientifique. Le message étant : « quels que soient son statut et ses centres d’intérêt, on peut gagner ! ». Nous proposerons donc, pendant trois jours, des activités, des rencontres, des initiations sportives, des pièces de théâtre, des visites de la ville, des tables rondes nourries d’approches ludiques et scientifiques pour comprendre les différences entre les hommes et les femmes.

Vous qui avez managé des sportifs de haut niveau et qui êtes chef d’entreprise aujourd’hui, avez-vous souvent constaté des différences entre les hommes et les femmes ?

Oui, même si à titre personnel, je crois plus à la sensibilité de l’être humain qu’au genre. Cet évènement est justement l’occasion de faire place au débat, de montrer comment la performance peut s’illustrer de manière mixte, comment chacun peut réussir en développant ses propres valeurs et ses leviers.

Il est vrai qu’il y a, sur un terrain de basket, des différences de comportements entre les hommes et les femmes. Celles-ci manquent parfois de confiance en elles quand leurs homologues masculins ont parfois plus d’assurance pour mettre en avant leurs aptitudes individuelles. Les femmes sont plus à même de s’intégrer et de s’exprimer dans un collectif pour le faire briller. Une différence qui nous oblige à adapter nos méthodes de management.

Justement, vous qui avez un pied dans le sport, l’autre dans l’entreprise, quels parallèles faites-vous entre ces deux mondes ?

Si la temporalité entre le milieu du sport et celui de l’entreprise est différente, les cycles sont les mêmes : la construction d’une équipe, l’atteinte d’objectifs, l’intégration de nouveaux éléments, la victoire, la défaite, la remobilisation… Le parallèle entre les deux milieux est évident même s’il reste trop souvent théorique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous sommes associés à un organisme de formation pour proposer aux entreprises un module de formation professionnelle continue pour leurs salariés. Son objectif : montrer comment, sur un terrain, se développent l’esprit d’équipe et la « culture de la gagne » … Les compétences acquises en milieu sportif (l’endurance, la flexibilité, la capacité à se lancer des défis et à mettre tout en œuvre pour les relever) sont réelles et transposables dans n’importe quel environnement professionnel. Des qualités que je mobilise d’ailleurs au quotidien en tant que manager !

Un conseil pour Les Elles du Groupe BPCE ?

Dans le sport ou en entreprise, garder le moral en toutes circonstances et toujours rester positif !

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