« Je veux que les femmes algériennes aient confiance en elles et choisissent leur carrière »

De Gauche à droite : Francine Febvre (WINN France) – core team WINNA : Férial Fasla, Lamia Ferguène, Habiba Ksili, Nawel Belaib, Wassila Mammeri, Lamia Mokrane, Lilia Khider- Hélène Karam (WINN France)

Lamia Ferguène, Directrice des ressources humaines et de la Communication de Natixis Algérie a réussi un premier pari. Le lancement, le 21 novembre dernier, en Algérie, de WINN (Women in Natixis Network), le réseau féminin de Natixis (le premier de la place bancaire algérienne) a suscité beaucoup de curiosité et d’intérêt, dépassant ainsi les espérances : sur plus de 200 femmes travaillant à Alger (elles sont 340 dans tout le pays), 170 étaient présentes. Un véritable succès dans un pays où le monde du travail reste très majoritairement masculin (bien davantage que le monde estudiantin) et où les stéréotypes, bien ancrés dans les esprits, relayent au second plan la mixité en entreprise. « Pour une femme, s’occuper de sa carrière n’est pas forcément bien perçu. Les freins culturels sont extrêmement importants et les femmes disparaissent de la sphère professionnelle de manière très naturelle », explique Lamia Ferguène. Dès lors, convier le Comité exécutif de la banque (majoritairement composé d’hommes) à l’évènement est apparu comme une évidence mais surtout un pré-requis. « Nous avons associés les hommes à cet évènement, nous ne voulions pas nous lancer sans eux. Nous sommes soutenues par des hommes impliqués et convaincus. Nous voulons créer une vraie dynamique d’entreprise, construire ensemble », explique celle qui entend désormais étendre l’initiative à Oran et Constantine grâce à sa core team composée de six femmes. Mais l’ambition de WINN Algérie ne s’arrête pas : « notre objectif est de promouvoir et faire évoluer nos femmes dans l’entreprise et également de donner à ce réseau une dimension solidaire permettant d’accompagner les femmes dans leur insertion professionnelle plus largement dans le pays ». Le travail va être long. Lamia Ferguène le sait. Mais elle est déterminée à éveiller les consciences. « Il n’y a pas de carrière parfaite ; je veux seulement que les femmes algériennes aient confiance en elles, qu’elles choisissent leur carrière, qu’elles ne la subissent pas et qu’elles aient connaissance des options qui s’offrent à elles ; l’économie ne s’en portera que mieux », conclut-elle.

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